Archive for ‘Découvertes’

26 octobre 2010

Ah ben, un p’tit cousin!

Un petit-cousin, en anglais c’est un grand-cousin (great comme dans grand, comme  Alexandre Le). Des fois ça m’étonne comme un truc et son contraire peuvent dire la même chose. Non en fait, ça m’étonne pas. Anyway. En allemand, c’est plus… pragmatique : cousin-au-deuxième-degré. Efficace mais peu poétique.

Revenons au petit-cousin dont je ne connaissais pas l’existence jusqu’à il n’y a que très peu. Ma mère, qui a le cousin, l’a revu pour la première fois depuis quelques décennies. Petit-Cousin ne revient pas au Québec nécessairement souvent, car Petit-Cousin demeure… en Allemagne. Au bord du Bodensee (Lac Constance) ou littéralement, plancher du lac (ou lac au plancher? hmmm, pas sûre). Ledit lac qui se situe à à peine plus de 200km de Munich. Voilà, j’ai de la famille officielle au pays, je suis toute excitée.

Ah le monde, ce petit village grand comme ma main…

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25 octobre 2010

e-rien (e-trait-d’union-rien)

Je vous écris pour vous dire que je n’ai rien à dire. C’est l’fun, c’est comme à l’adolescence quand on appelait une ex-amie pour lui dire qu’on ne voulait plus être, justement, son amie.

Mais pour vous divertir, ou plutôt, vous instruire en toute humilité, sachez que (vous verrez ainsi l’étendue de mes occupations et comprendrez ainsi l’introduction ci-dessus introduite) la cuisson à l’induction permet de faire bouilllir trois tasses d’eau (froide au préalable) en moins de deux minutes.

 

28 septembre 2010

Parlons lecture – Jasper Fforde

Pour la série des aventures de Thursday Next, détective littéraire.

Série où les livres et leurs personnages sont vivants et interagissent avec le monde réel. C’est rigolo, bourré de références littéraires (surtout vers la littérature anglaise vu que l’auteur est britannique, et je réalise à quel point je n’y connais pas grand chose) mais tout à fait ludique, complètement loufoque et très divertissant. Je ne sais pas si la traduction FR est bien ou pas, mais en anglais, le style est fluide et même léger.

En anglais, cinq volets sont actuellement disponibles, et un sixième à paraître dans quelques mois. C’est important de les lire dans l’ordre. Et j’ajoute cette série à la liste des livres dont j’aimerais avoir été l’auteur.

  1. The Eyre Affair (L’affaire Jane Eyre)
  2. Lost in a good book (Délivrez-moi!)
  3. The Well of Lost Plots (Le puits des histoires perdues)
  4. Something Rotten (Sauvez Hamlet)
  5. First Among Sequels (Le début de la fin)
  6. One of our Thursdays is missing (à paraître)

Voici ce que dit la FNAC du premier volume:

Détective à la brigade littéraire du service des opérations spéciales basé à Londres, Thursday Next s’occupe du grand banditisme reconverti dans le lucratif marché littéraire : revente d’éditions originales volées, contrefaçons, fraudeurs en tout genre… Un océan de routine pour celle dont le père voyage dans le temps et dont l’oncle est l’inventeur du papier carbone correcteur et des asticots synonymiques. Lorsque le froid, calculateur et extrêmement dénué de scrupules Achéron Hadès s’empare du manuscrit original de Jane Eyre et en séquestre l’héroïne, Thursday comprend qu’elle a enfin affaire à quelque chose de totalement inédit. Thriller littéraire ou conte fantastique ? Il faut abandonner tous ses repères de lecture pour entrer dans l’univers excentrique et très référencé de Jasper Fforde, où les personnages peuvent sauter spontanément des pages d’un roman.

20 septembre 2010

Vendredi soir je portais le boa

..constrictor. Le vrai. Un peu moins de 2m en longueur, et 6 po de diamètre.

Dans mon désespéré besoin de faire autre chose que des travaux de rénos ou de bouloter, nous avons accepté une invitation à un événement organisé par Volvo à Regensburg (lancement d’un nouveau modèle dont je me fiche éperdument d’ailleurs). Pour assister à un lancement automobile, fallait vraiment que j’aie besoin de changer d’air.

Or, à ma grande surprise, le truc était très sympa, bien organisé, sympathique. Les petits plats servis étaient excellents, la foule nombreuse et diversifiée, le band de jazz qui jouait live était aussi très bien.  Une jeune femme propriétaire de boas était de la partie pour pimenter la soirée. Les invités ont pu les cajoler, les prendre autour de leur cou, et tout ça. Or, lorsque les animaux ont été sortis de leurs paniers, personne n’avait réellement d’envie de les approcher. Népoux et moi avons donc pu zieuter ça, outre au zoo, je n’en avais jamais vu de si près, encore moins tocuhé un. Ceci dit, je n’avais aucune opinion sur le sujet: est-ce repoussant, est-ce froid, est-ce désagréable, est-au contraire doux – bref, sans penser avoir d’affinité pour la chose, j’ai tout de même découvert un animal fascinant. Garfield, qu’il s’appellait, mon boa. La propriétaire m’en a mis un autour du cou après avoir lu ma profonde curiosité dans mes yeux hébétés et ma mâchoire entrouvertement ballante. C’est doux. C’est frais mais pas froid. La lumière est reflétée sur le peau dans toutes les variations du spectre. C’est lourd, très lourd. Ça s’enroule autour des épaules de la taille (oui oui, comme lorsqu’ils étranglent leurs proies) mais c’est agréable – du moins, si on ne fait pas partie du registre des proies potentielles.

Sans avoir l’intention de m’en procurer un, j’ai découvert un animal très intéressant et complètement différent de mes opinions pré-conçues.

Garfield, le plaisir a été pour moi.

7 septembre 2010

Marketing surprenant

En marchant vers le bureau ce matin, j’ai trouvé une clé. Oh non, quelqu’un a perdu sa clé. Mais par chance il y avait un petit porte-clé avec avec une adresse web. La famille Beimer. Népoux fut tout de suite suspicieux – un soap télévisé allemand traite de la famille Beimer. Pour ma part, ne regardant pas les soaps télévisés allemands, je n’ai bien sûr jamais pensé plus loin que la possibilité de faire une bonne action.

Note sur les soaps: ce type d’émissions télévisées se nomme ainsi car à l’origine, elles étaient produites par les manufacturiers de produits ménagers qui finançaient et commanditaient ces shows – et qui s’adressaient ainsi directement aux consommatrices de leurs produits. Du moins, j’ai lu ça quelque part, mais comme je l’ai lu sur INTERNET, ça doit être vrai.

Népoux avait entièrement raison: 25 000 clés ont été « perdues » à travers le pays. Celui qui en trouve une est invité, sur le site web, à participer à un concours pour potentiellement gagner une diversité de prix (vélos, téléviseurs, ordinateurs… ou la chance d’une vie de décrocher un rôle dans la série).

Je n’avais jamais rencontré une telle forme de promotion, qui se joue réellement sur la bonne intention des personnes. Pas mal.

16 juin 2010

Les couleurs du foot

… sont plus jolies qu’au hockey. Les habits, et la surface de jeu aussi, c’est beau, le vert. Avec un arbre ou deux au milieu, on se croirait au milieu du Englischer Garten.
Retour sur les habits: ça ne s’applique pas aux gardiens, par contre.

9 juin 2010

météo-eau

Les habitants de Munich adorent quitter la ville le weekend pour aller peupler les plages des lacs aux environs. Ça fait partie des sports nationaux, ou plutôt locaux, dans le cas présent.

Aux environs de la ville, il y a 4 ou 5 lacs principaux, baignables, où les foules se ruent. Les bulletins météo locaux fournissent donc, en plus des conditions météo à prévoir, la température de l’eau des lacs.

Je trouve ça chouette comme idée. Avis aux baigneurs, ce weekend, lac des Deux-Montagnes: 16! Plage de l’ile Notre-Dame – 18!  Basses-laurentides, moyenne 15!

5 juin 2010

Autoball – ou si Julie Snyder était un homme

La relation entre Stefan Raab et la chaîne télé ProSieben me rappelle beaucoup le lien Julie Snyder – TVA. Mais plutôt que de nous assommer avec le Banquier ou Star Académie, il organise des événements télédiffusés tous plus loufoques les uns que les autres. Ceci dit, c’est lui qui est derrière la victoire de la gagnante de l’Eurovision: c’est lui qui avait organisé le concours visant à trouver le candidat représentant l’Allemagne.

Hier, en l’honneur de la Coupe du monde qui débute dans moins d’une semaine, c’était l’Autoball. Dans un aréna, avec un terrain de foot qui rappellait toutefois plus une glace de hockey (sans glace) en raison des bandes, les concurrents au volant de Polo-Wolksvagen (le plus petit modèle WV) devaient, en un contre un,  pousser un énorme ballon dans un but. WV a dû fournir une trentaine de voiture qui ont toutes été complètement démolies, vu que les participants n’hésitent pas à se rentrer dedans, d’où la ressemblance avec le hockey encore une fois. Donc, un mix d’auto tamponneuse, de foot et de hockey.

Les participants étaient des personnalités du monde artistique ou sportif – pas des no-name. De plus je crois qu’à part un trophée, il n’y a rien à gagner, outre le « prestige » d’avoir participé. Mais qu’à cela ne tienne, les gars jouaient pour gagner.

En voici un extrait, je ne sais pas de quelle année par contre. Hier c’est l’Italie qui a remporté le tournoi. Si Julie Snyder était un gars, ce serait autrement plus divertissant.

30 mai 2010

Ma voix et celles de l’Eurovision

Un post sur l’Eurovision, quelle surprise. L’allemagne et Lena ont gagné hier soir. Devrait-on plutôt dire que Stefan Raab a gagné hier soir? Vu le succès de tous les différents projets que cet homme transforme en or, une chose est certaine, s’il m’approchait pour réaliser un projet X je n’hésiterais aucunement. Ne reste plus qu’à l’Allemagne à gagner la Coupe du monde et ce sera une belle année victorieuse. Dommage que jusqu’à maintenant, personne ne semble faire le lien entre les succès allemands de cette année et ma présence au pays. Mais comme je suis d’une modestie exemplaire, je ne m’en formalise pas.

Je n’ai pas du tout suivi l’Eurovision, principalement parce que c’est une célébration de la pop qui ne m’intéresse pas trop outre le fait que l’Allemagne a gagné yééééé, mais surtout parce que la chanson de la jolie Lena est bien sûr accrocheuse, mais sans être suffisante pour s’imprégner suffisamment dans mon cerveau et me débarrasser de « Puff, the maaagic draaaaaagon » que j’ai dans la tête depuis deux semaines.

J’ai toutefois regardé la fin du truc hier soir, vu la consécration de la jolie Lena de même que les festivités se déroulant à Hamburg présentées à la télé. Et bingo, j’ai observé live un phénomène que j’avais remarqué en moi-même depuis longtemps. Chez les femmes – c’est moins apparent chez les hommes – la hauteur de la voix change significativement en fonction de la langue parlée. Pour moi: le français va chercher plus grave, l’allemand beaucoup plus haut perché, et l’anglais se situe quelque part entre les deux. J’ai remarqué la même chose hier soir: les chanteuses s’exprimant en allemand en entrevue avaient pratiquement toutes cette petite voix très claire et aigue que j’ai si souvent remarqué chez la majorité des allemandes, mais dès qu’elles passent à l’anglais, ça devient plus grave. Comme pour moi, ha!! Ça doit donc être vrai.

Mais ce qui me laisse perplexe, c’est pourquoi. Je comprends bien sûr que différentes langues nécessitent la production de différents sons, et ainsi peuvent modifier la hauteur de la voix. Mais entre l’allemand et le français, y a pas grand différence dans les sonorités. Il y a le ou, le u, le r est plus semblable au français qu’à l’anglais, le ch existe, le gu, le é (mais pas le e), le a le è. Les nasales n’existent pas, le j non plys (c’est un y), mais autrement c’est à peu près tout. Une fois qu’on réussit à prononcer le ch allemand, avec un peu de pratique bien sûr car les premières fois, ça arrache, ça fait mal, on peut s’en sortir avec un accent très léger relativement facilement. Donc, pourquoi d’un côté les hautes, mais de l’autre les basses, alors que les sons sont forts semblables?

À moins que ce ne soit que dans mon imagination? Quelqu’un d’autre a remarqué que les allemandes ont très souvent la voix haut perchée?

28 mai 2010

Priorité: économie locale

Regensburg est une petite-moyenne ville à environ 150km de Munich. Trop loin pour dépendre de la capitale bavaroise, et assez populée pour pouvoir fonctionner économiquement et socialement de manière autonome. En terme de taille/localisation, disons qu’on peut comparer à Drummondville. Mais avec un peu plus de charme, disons.

La vieille ville de Regensburg est superbe, et fait partie depuis quelques années du patrimoine protégé par l’UNESCO. Autour de la vieille ville, c’est plutôt ordinaire par contre. On y trouve aussi la cathédrale où siégait M’sieur-le-papal-Benoît avant de déménager à Rome. Et ils ont sont oh très fiers. Regensburg fait partie de la Bavière, province hautement catholique. Gothique, la cathédrale (une autre… je les collectionne, les cathédrales gothiques).

J’aime toujours visiter cette ville mais je n’avais jamais fait le lien pourquoi, c’est aujourd’hui que j’ai mis le doigt dessus, et l’objet principale de ce post.  Les chaînes commerçantes n’ont pas le droit d’avoir pignon sur rue dans la vieille ville. Outre les chaînes déjà présente lorsque ces règlements municipaux ont été établis (je ne sais malheureusement pas il y a combien d’années/décennies), aucune chaîne ne peut maintenant s’établir dans cette zone hautement touristique.

On s’y balade donc, en zone piétonne sur pratiquement toute la superficie, et on croise des petits bistrots, des cafés, des restos des boutiques à la pelle, mais sans reconnaître aucun des géants de l’industrie du commerce de détail. Je crois qu’il y a un McDo, qui doit y être depuis longtemps. Mais dans une autre ville, il y en aurait 7 ou 8. Pas de starbucks, pas de H&M à chaque coin de rue. Les librairies sont indépendantes et tellement charmantes, et les boutiques de mode rappellent beaucoup plus la rue Mont-Royal que St-Laurent/Ste-Cath ou St-Denis.

J’aime Regensburg, et j’aime le fait qu’une ville d’un côté encourage beaucoup son économie locale (j’ai entendu parler de plusieurs programmes de subventions dont je ne connais par contre pas les détails) tout en fermant définitivement la porte au nez des grands noms du commerce qui finissent généralement toujours par tuer leurs petits concurrents.