Archive for janvier, 2010

31 janvier 2010

Technique féline pour boire au robinet

C’est pour le moins… surprenant.

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30 janvier 2010

gué-guerre Montréal-Québec

La supposée gué-guerre Montréal-Québec (MTLQC) m’énerve.

Non seulement le discours des individus déversant leur fiel sur le sujet ne vole généralement que très bas, mais en plus, les médias semblent donner à ces individus de plus en plus d’opportunités de le faire.

Deux villes, point. Les réalités géographiques, démographiques, culturelles, sociales, politiques et économiques y sont différentes. D’où vient ce besoin collectif de 1) se comparer et 2) se détester l’un l’autre? Est-ce que la gué-guerre MTLQC est le remplacement de l’ancienne haine des «méchants anglais» qu’il devient de plus en plus difficiles de blâmer pour tous les problèmes rencontrés dans la province? Pourquoi avoir toujours besoin d’un ennemi collectif à haïïïr, et dans ce cas précis, pourquoi choisir son voisin comme au Moyen-Âge où chaque fief se méfiait et se protégeait du suivant?

Bien sûr, et par chance, les illuminés qui ressentent le besoin de communiquer leur haine de l’autre (sur des bases qui selon moi doivent frôler l’ignorance, mais je pourrais me tromper bien sûr) ne représentent pas la totalité de l’ensemble. Mais ces individus au discours peu éclairé ont l’opportunité de trouver, dans les médias principaux, une foule d’opportunités de sévèrement rabaisser le niveau de réflexion et de communication de la masse. Au nom de la liberté d’expression, bien sûr. Des buckets d’huile sur le proverbial feu: il ne s’agit que d’un commentaire à cet effet, une mention légère pouvant poser Montréal en opposition à Québec, ou vice-versa, pour que ça prennent des proportions vraiment désolantes. Si vous suivez les blogues journalistiques québécois, vous en avez sûrement été témoin à de nombreuses reprises.

Je me questionne sur la place accordée à ladite gué-guerre dans les médias, et sur le rôle des médias en général. Ceux-ci devrait-ils plutôt pencher du côté de l’élévation du niveau intellectuel de leurs lecteurs? Si, et seulement si, la gué-guerre existe bel et bien, en limiter les mentions dans les médias n’aurait-elle pas pour effet, à défaut d’élever le niveau de pensée, d’éviter de le laisser aller en grosse grosse pente descendante? Limiter les opportunités accessibles de prôner sur des tribunes médiatiques un discours haineux, agressif et surtout ignorant n’enlèverait absolument rien à quiconque. Et aurait peut-être comme effet secondaire d’envoyer vers l’oubli un concept de gué-guerre qui ne devrait même pas exister.

Plus on parle d’un sujet, plus celui-ci existe. Dans le cas présent, je ne vois pas l’utilité qu’on déverse des tonnes d’engrais médiatique dessus.

29 janvier 2010

Bonne nouvelle signée Revenu Canada

Administrativement parlant, être immigrant implique que tout ce qui peut être compliqué, le sera, point final.

Pour ceux qui sont au courant de mes déboires immigratoires (!), vous imaginez sûrement que j’anticipais avec beaucoup d’appréhension la saison des impôts. Mon année 2009 a été, fiscalement parlant, complexe vu ma situation personnelle/professionnelle. Les possibilités que ça tourne en complication totale était très, très réalistes.

Or, j’ai reçu hier de l’info fort agréable à entendre: pas de déclaration provinciale à émettre! Oui oui, ce sera même simple, je ne dois qu’envoyer une lettre confirmant la date de mon départ en 2008, et mon absence permanente en 2009. C’est tout. FA-CILE! Au fédéral ce sera plus compliqué, mais ça ne devrait pas être la catastrophe. Bon, il s’agit-là d’info qui m’a été donnée au téléphone par un gentil représentant ne voulant pas confirmer quoi que ce soit, mon dossier est à l’étude. Je pourrais donc possiblement recevoir des mauvaises nouvelles éventuellement (je vois déjà le titre du billet « Emmerdes fiscales canadiennes »). Mais pour l’instant, je surfe la vague du bonheur administratif. C’est jour de fête!

28 janvier 2010

Saccage patrimonial, résultat

Nous avons travaillé fort et ce n’est pas terminé, mais ça en vaut le coup si on compare.

Belle surprise sous l’ancien linoléum, ou plutôt, future belle-surprise. Du bois! En très sale état au départ, nous avons commencé à sabler, et devrons y mettre encore pas mal d’énergie pour le ramener. Mais ça s’en vient!

Côté tuiles de céramique, nous les avons peintes. Le résultat est vraiment très bien, une bonne façon d’allonger la durée de vie des tuiles existantes de quelques années.

C’est une méchante job. Pour un beau résultat, il faut d’abors de procurer les produits faits pour ça: un apprêt pour céramique et la peinture (à base d’huile, et non de latex, c’est méchant comme produit) faite pour ça aussi.

Première étape, laver les tuiles et frotter fort pour retirer toute forme de saleté, graisse et autres indésirables. Rincer amplement. Sécher les tuiles, et bien sûr le plancher qui sera probablement inondé.

Lorsque le tout est bien sec, appliquer l’apprêt. Il est bien important de commencer, au pinceau, par couvrir la surface entre chaque tuile. Et de bien bien s’assurer qu’aucune goutte ni excédent ne sèche, car le fini est ultra-brillant et tout défaut sera, malheureusement, très apparent. Pour éviter que le tout ne sèche mal, la meilleure façon de procéder, à mon goût, était de travailler petite section par petite section (à coup de 3-4 tuiles en largeur). Ensuite, couvrir les tuiles au petit rouleau. Encore une fois, tout défaut sera apparent par la suite. Donc s’assurer de travailler bien verticalement, de ne laisser aucune trace. J’ai eu beaucoup de plaisir à contourner la plomberie, à repeindre le mur derrière la toilette avec les tuyaux… Pas aisé. Laisser sécher – c’est très rapide.

Avec la peinture, il faut reprendre le même principe pour la première couche. Donc au pinceau d’abord, au rouleau ensuite. Pour la deuxième couche, dans notre cas, ça n’a pas été nécessaire, le rouleau fut suffisant. Ça sèche aussi très rapidement, il faut faire gaffe. L’effet de couverture se voit aussi très vite, on peut rapidement savoir là où ça se passe bien et là où il faut retravailler. Appliquer une deuxième couche au besoin. Comme nous avons opté pour le blanc, c’était très nécessaire dans notre cas.

Bref, une grosse journée de travail, mais qui en vaut le coup. Les produits sont évidemment très désagréable à l’odeur, et comme il s’agit d’une base d’huile, assurez-vous d’avoir les produits nécessaires pour nettoyer: l’eau et le savon ne suffiront pas pour décoller vos mains et pinceaux! Mais ça vaut définitivement l’effort si on n’a pas envie de jouer à démolir de la céramique. En séchant, la peinture devient très luisante et dure, et rappelle une vraie céramique. Et ça résiste supposément très bien à l’eau, donc utilisable aussi pour une douche.

Bon moyen de se refaire une salle de bain rapidement et à petit prix!

25 janvier 2010

Pour la postérité / Saccage patrimonial

Nous rénovons la « toilette ».

La céramique est probablement celle d’origine datant de la construction de la maison, dans les années ’30. Pour le linoléum on ne sait pas trop, fort possiblement la même chose.

Je m’apprête ainsi à faire disparaître le patrimoine décoratif datant de l’avant-guerre de notre demeure.

Plancher et céramique (avant).

23 janvier 2010

Alerte à la bombe: manque de communication

L’aéroport de Munich a été fermé pendant presque toute une journée cette semaine à cause d’une alerte à la bombe et d’une chasse à l’homme.

Au passage de  la sécurité, l’homme a déposé son laptop pour vérification, a passé sous le détecteur de métal. Les agents de sécurité ont cru réaliser que le laptop contenait un résidu de produit explosif.  Or, au moment d’interpeller l’individu, celui-ci avait disparu, avec son ordinateur! Il s’était enfui! L’aéroport a été fermé, les vols retardés jusqu’à ce qu’on trouve le suspect. Ils ont cherché partout dans le but de le retrouver, et ce n’est que de très longues heures plus tard que l’activité normale a repris son cours, en soirée. La couverture médiatique disait à ce moment simplement que le risque était sous contrôle.

En réalité, ça s’est passé un peu différemment. Monsieur X passe la sécurité, remet son laptop, passe le détecteur de métal. Personne ne lui dit rien, alors il fait comme tout le monde, emballe ses trucs et s’en va. C’est tout.

Ça veut dire que le monsieur à l’origine du branle-bas n’a aucune manière de s’identifier lui-même! Il ne s’est pas enfui, il n’avait rien à cacher. Alors que l’aéroport était bouclé, le monsieur en question était probablement dans la foule, à attendre comme tout le monde, en n’ayant aucune idée. Les autorités aéroportuaires ont de plus par la suite réalisé que le résidu de produit explosif qu’ils avaient cru voir n’en était pas réellement, il s’agissait d’une erreur de la part d’un employé qui, a-t-on appris, n’avait probablement les qualifications requises pour ce poste. Eh ben…

22 janvier 2010

Un pas vers la fin de la démocratie américaine

La Cour Suprême américaine a voté en faveur de l’annulation du plafond de contribution des entreprises aux partis politiques.

Ceci en raison du fait que constitutionnellement, l’entreprise est considérée comme une personne morale, et de ce fait peut bénéficier des mêmes droits de contribution qu’une personne physique.

Il est très facile d’imaginer les scénarios d’horreur qui s’en viennent: une compagnie d’assurance médicale, par exemple, qui évidemment ne veut rien savoir d’un système de santé public, pourra facilement s’acheter la paix d’esprit. Car bien sûr, le parti X ayant reçu la généreuse contribution ne souhaitera pas se mettre à dos un tel contributeur et risquer de perdre ce financement. Une généreuse contribution (donnant sûrement droit à un crédit d’impôt, d’ailleurs) ne représente que peu pour bénéficier d’un monopole, non?  Même choses pour les fabricants d’armes, même chose pour les immenses armées privées qui existent aux É-U.

Les entreprises privées pourront de plus faire leur propres campagnes électorales en faveur ou en défaveur d’un parti. Considérant que l’individu moyen est malheureusement très réceptif à la publicité, ce sera un jeu d’enfant que de démolir un candidat, si les entreprises y mettent les moyens. Au nom de la liberté d’expression, le navire de la démocratie vient de sérieusement prendre l’eau. Imaginez un scénario canadien: si une pétrolière investissait sérieusement dans une campagne de, par exemple, M. Harper, et se faisait un devoir de marteler un message précis. La manipulation d’un auditoire ne représenterait pas un gros problème.

Les entreprises n’ont qu’un seul objectif: leur profit. Et par le vote d’hier, la Cour Suprême vient de leur donner le droit d’atteindre cet objectif en leur permettant de carrément prendre le contrôle du gouvernement.

C’st plus qu’inquiétant.

21 janvier 2010

Le monsieur qui promène son oie

L’oie du centre-ville de Munich.

Le monsieur la promène, la laisse fouiner dans les sacs des curieux. Elle est bien dodue, relativement sympathique, et ne s’éloigne pas trop de son maître, celui-ci était environ à 50m quand j’ai croisée l’oie hier. On peut bien sûr faire un don dans le chapeau du monsieur, bien en vue sur le sol.

J’ai vu le duo à quelques reprises, mais c’est toujours surprenant de rencontrer une oie qui se balade dans la zone piétonne. La photo n’est pas excellente mais c’est la seule que j’ai pu prendre. Le monsieur est très protecteur de son oie et ne laisse pas les gens la prendre en photo – sauf peut-être ceux qui ont contribué à alourdir le chapeau.

Notez à l’arrière-plan l’édifice dont la façade est en rénovation. Plutôt que de mettre en évidence les échafauds qui couvrent la façade, une toile illustrant le résultat final est déployée par-dessus les structures de métal, cachant le bordel de construction des yeux des touristes.

21 janvier 2010

Tout petit éléphant

Un bébé éléphant est né au zoo de Munich.

Avant de voir les images à la télé hier soir, je n’avais jamais pris la peine de penser à ce dont doit avoir l’air un bébé éléphant… C’est cute, et tout petit. Selon le site du zoo, il mesure présentement moins d’un mètre. Grossesse de pratiquement 2 ans. Quand même, c’est long.

Comme la mère a rejeté le nouveau-né, les employés du zoo ont pris la relève et le nourrissent à la bouteille. C’est assez drôle de les voir faire jouer l’éléphant qui essaie de les rattraper quand ils courent.

Photo prise sur le site du zoo.

20 janvier 2010

Mon amie la pomme et la méchante crêpe

Après de nombreuses visites médicales, le diagnostic a été émis: problème d’hypoglycémie.

Ben oui, j’ai la production d’insuline déficiente, semblerait-il.

Rien à faire, à part manger intelligemment. Ce qui implique manger 5 ou 6 fois par jour, combiner les aliments de la bonne manière, et éviter le sucre (ou le combiner). Le sucre, ça inclut beaucoup d’aliments, peu importe qu’il soit naturel ou pas. Ca implique les fruits. Oui oui, les fruits, ce n’est pas bon pour moi. Sauf les pommes, selon le médecin. Donc je peux manger une pomme toute seule, mais si je mange une orange, je dois ajouter autre chose (yogourt, noix, fromage).

À éviter aussi: les farines blanches.

Quelle tristesse: des crêpes ordinaires, au sirop d’érable, c’est exactement la recette parfaite pour faire plaisir à mon moral, mais je ne pourrais pas faire pire pour entraîner une crise d’hypoglycémie. Bye-bye, crêpes au sirop d’érable.

Beaucoup d’apprentissage en vue, le principal étant d’accepter de manger selon une horloge non-biologique du tout et qui n’a rien à voir avec mon appétit. Faim ou pas, chaque 2-3h, je dois manger.